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Les perles et les pourceaux… Avons-nous du temps pour la beauté?

4 novembre 2012

Revenir d’une longue absence est parfois plus simple qu’on ne croit. Quelques minutes suffisent pour poser ses bagages et reprendre le fil d’une routine interrompue pendant des semaines, des mois, des années. Peu importe la distance et la durée du voyage, on se retrouve à l’endroit où l’on s’était quitté,  juste un peu plus mûr, riche de quelques souvenirs de plus à partager.

L’envie de reprendre ma plume m’est venue à la faveur d’une banale rencontre. Je travaille aujourd’hui pour une institution qui organise un congrès très important au mois de novembre ; les préparatifs de cet événement nous accaparant, nous avons pris un peu de retard à répondre à quelques courriers dont celui de Yahia, un visiteur étranger impatient d’obtenir une lettre d’invitation à notre congrès, condition sine qua non pour l’obtention d’un visa dans son pays. Sa lettre de relance étant restée un peu trop longtemps sans réponse, il se présenta au téléphone en m’expliquant qu’il savait tout de moi, ma mère née au Maroc, Dylan, mon intérêt pour les patrons littéraires, l’univers de Fellini et ma quête permanente d’aller voir ailleurs ; il avait parcouru les quelques lignes de ce blog, en avait déduit une aptitude pour les relations humaines et la résolution de problèmes et, dès lors, avait acquis l’absolue conviction que je ne pouvais qu’accéder rapidement à sa demande. Ce que je fis, bien entendu.

Cette anecdote m’a amusée ; force est de constater qu’un passage dans le nuage, aussi éclair fût-il, laisse quelques traces qui, mises bout à bout, en disent parfois un peu plus long sur vous que vous ne l’imaginiez. En y pensant, je me suis souvenue que c’était précisément pour donner à lire entre les lignes que j’avais entrepris d’écrire quelques billets…

Je reprends donc du service. Je ne peux certes pas rattraper le temps passé, mais j’ai gardé en mémoire quelques instants que l’absence m’a privé de partager et qui trouveront naturellement leur place au cœur de ces lignes. L’histoire qui suit en fait partie.

Elle fut si médiatisée que nombre d’entre vous la connaissent sans doute déjà ; mais pour ceux qui, à l’image des 1070 voyageurs de la station L’enfant Plaza du métro de Washington, auraient pu passer à côté, je la livre telle que je l’ai entendue, par la voix d’Alexis Ipatovtsev dans l’émission Frontières qu’il anime sur France Culture. En cinq toutes petites minutes, il raconte l’expérience menée par Gene Weingarten, journaliste au Washington Post et lauréat du prix Pulitzer pour son reportage. Cinq minutes auxquelles il m’est souvent donné de repenser,  dans le métro ou ailleurs…

 (Cliquer pour écouter Frontières

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Nom de code : Phoenix

21 octobre 2010

Bien sûr, j’avais entendu parler du réacteur nucléaire, de la sonde d’exploration intergalactique ou de l’opération militaire au Vietnam. Évidemment, je connaissais  la capitale de l’état d’Arizona, les acteurs Joaquin et River ou encore les maisons individuelles dont les radios ont tant martelé la publicité ; mais voilà, je dois bien l’avouer, j’ignorais tout de l’opération Phénix de Serge Villepelet, Président de PricewaterhouseCoopers.

Par cette action mise en œuvre au printemps 2007, le « patron qui aime les littéraires » entend démontrer que ces derniers peuvent s’épanouir en entreprise. Je le cite: « Ils ont un regard et un horizon d’attente différents et nous permettent ainsi d’enrichir les solutions qu’au sein de l’entreprise nous proposons à nos clients (…) Le défi est immense. Nous voulons que la France soit un pays où avoir lu Kant soit perçu comme un gage d’esprit critique, un pays où avoir étudié l’histoire soit un atout pour comprendre les techniques de management et pour s’adapter à son environnement. Une révolution culturelle est en marche : les entreprises comme les universités sont aujourd’hui de plus en plus ouvertes à ce rapprochement même si nous n’en sommes qu’aux prémices ».

Le projet a fait son chemin et rassemble aujourd’hui une dizaine d’employeurs  parmi lesquels Axa, Coca-Cola, Danone, Eiffage, HSBC, Marine Nationale, L’Oréal, PricewaterhouseCoopers, Renault, Société Générale et dix universités partenaires. Il permet aux diplômés des Masters 2 Recherche en Lettres et Sciences humaines de postuler dans ces entreprises pour des postes en CDI au niveau cadre et de suivre au moment de leur intégration une formation en alternance à la vie de l’entreprise.

Cette démarche peut paraître dérisoire, au regard du nombre de candidats concernés – une centaine de recrutements en quatre ans – , mais je trouve l’idée intéressante, généreuse et pourquoi pas contagieuse : ainsi, j’ai appris par exemple que le programme Postgraduate de Management de l’IFM, habituellement plus enclin à accueillir des diplômés d’écoles de commerce, était depuis peu accessible aux universitaires diplômés en Lettres et en Sciences humaines, entre autres.

Le projet Phénix porte en lui les germes d’une évolution des mentalités et, bien que l’on puisse nourrir quelques doutes quant à sa capacité à peser sur une réforme des programmes de formation universitaire, il a au moins le mérite de favoriser une plus grande mixité des profils dans l’entreprise et de changer le regard de ses cadres recruteurs, si souvent exclusivement avides de compétences scientifiques et commerciales.

J’ai su tout récemment que l’on avait donné le nom de Phénix à la nacelle chargée de ramener à la surface les trente-trois mineurs chiliens piégés à plus de 600 mètres sous terre. Difficile de ne pas faire de parallèle avec notre opération et de ne pas repenser, un brin lyrique, à cette histoire de volatile aux ailes pourpres, qui renaît sans cesse de ses cendres et incarne l’immortalité, l’âme et l’esprit de la lumière.

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September trash

30 septembre 2010

Le mois de septembre se termine aujourd’hui ? Tant mieux. Passons vite à octobre et oublions le retour au boulot, la rentrée des classes et les premières pluies d’automne… En quête d’un prétexte qui me permettrait de reprendre subrepticement ma plume de blogueuse, j’ai tourné et retourné les pages d’actualité de cette rentrée; j’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé que matière à déprimer. J’allais me résoudre à attendre l’avènement d’une conjonction astrale, économique ou sociale plus favorable et voilà que… Chabrol nous quitte. Alors, m’inspirant de sa devise :« le mort ne doit pas grignoter le vivant », j’ai finalement décidé de partager la petite pêche du mois, si maigre fusse-t-elle, et d’évoquer les quelques highlights qui auront tout de même retenu mon attention en cette morne rentrée de septembre.

Il s’agit pour l’essentiel de deux événements artistiques, deux expositions de photos. La première s’intitule Cold. Elle explore les thèmes de la solitude et de l’enfermement. Son auteur, Pénélope Octavio, a photographié des corps nus enfermés dans un réfrigérateur, un voyage étrange et dérangeant qui, comme vous pourrez en juger en visionnant cette vidéo, confère aux plus sombres passages des œuvres de Cioran les accents d’un récit des aventures du petit Nicolas.

La seconde, baptisée Global trash, a pour thème les poubelles de la planète. Les photographes Pascal Rostain et Bruno Mouron ont eu l’idée de prélever le contenu de poubelles des habitants de certains pays du monde, riches et pauvres ; ils en ont fait un étalage pictural très coloré, laissant aux observateurs le soin de tirer des conclusions plus ou moins intéressantes sur les habitudes de consommation des uns et des autres.

Ici, je ferais observer qu’il n’est parfois pas nécessaire de s’attaquer aux poubelles de certains de nos contemporains pour juger de leur état d’esprit.  eFinancialCareers.fr, un site internet réputé sérieux, canal de news et d’offres d’emplois dans le domaine de la finance, publie dans sa rubrique Opinion un article qui, même s’il avait été correctement traduit, est affligeant de nullité. Son auteur, un ancien banquier d’affaire, traite du sujet très préoccupant des risques que l’on court à recruter une stagiaire féminine dans un service financier. Outre l’exotisme que représente en 2010, l’initiative de publier un tel ramassis de bêtises, on reste stupéfait de la teneur des commentaires des lecteurs qui semblent pour une grande part, indiquer un certain assentiment, parfois même une franche adhésion aux propos pathétiques de l’auteur.

Nous n’étions que le 16 septembre… J’ai repensé à Chabrol et aux frigos de Pénélope.

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Laissez parler les p’tits papiers…

15 mai 2010

Les avancées techniques en matière d’innovation textile sont fascinantes. Dans ce domaine, comme dans tout processus de recherche, les étapes qui jalonnent le parcours donnent lieu à l’apparition de concepts insolites, gadgets d’un jour ou prémices d’une révolution technologique. Tous les ans, chaque manifestation professionnelle du secteur apporte son lot de trouvailles et à cet égard, le dernier salon de la lingerie n’était pas en reste. Ses visiteurs ont pu y découvrir un soutien-gorge anti-rides pour soigner son décolleté ou un autre dont les bonnets faits de « mousse réactive » ont un effet de « push up » suivant une technologie mise au point par la NASA. On a pu y voir aussi des culottes aux protéines de lait, faites de maille tricotée contenant des acides aminés aux vertus hydratantes… Les nouvelles générations de textiles rivalisent d’originalité et les créateurs ne se privent pas de puiser dans leur imagination pour se mettre au diapason de cette inventivité et concevoir de véritables prouesses techniques parmi lesquelles on peut citer : la robe aux plis « hypersensibles » aux sons et aux mouvements, le manteau qui protège de la pollution, la jupe dont le tissu diffuse de la musique ou encore la veste « anti-magnétique » censée contrer les ondes nuisibles. Les tissus deviennent réactifs, intelligents, communicants et leurs fibres incrustées de micro-capteurs ultra-sensoriels se transforment en véritables organismes vivants. Terrifiant !

Les dédales de la création… On dit que pour Platon l’acte de création était le fruit d’un contact avec les dieux et qu’Aristote, lui,  pensait qu’il n’était que l’aboutissement du labeur et de l’expérience. Le travail d’Isabelle de Borchgrave réunit les deux dimensions, il me semble. Dans son atelier, elle se consacre à la création de vêtements qu’elle élabore à partir d’un support des plus rudimentaires, un matériau qui existe depuis l’Antiquité. Pour faire technique, on dira qu’il est fabriqué à partir de fibres cellulosiques végétales et animales et qu’il est couramment utilisé dans les domaines de l’écriture, du dessin, de l’impression, de l’emballage et de la peinture, domaines auxquels j’ajouterais celui de l’illusion vestimentaire ! Car c’est bien à partir de simples feuilles de papier transformées, froissées, pliées, roulées, chiffonnées, découpées et peintes, qu’est née des mains de cette artiste belge, une impressionnante collection inspirée des plus belles pièces de costumes de la Renaissance à nos jours.

SouliersBleu

Ni micro-capteurs sensoriels, ni acides aminés, juste du papier…

En attendant que son exposition Rêves de papier soit à nouveau visible en France, on patientera en allant faire un tour au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles qui présente une autre évocation I Medici ou plus simplement en visitant le site d’Isabelle de Borchgrave pour y découvrir toutes les facettes de son talent.

…puissent-ils un soir, papier buvard, vous consoler.

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Origamis

9 mai 2010

Lors d’un précédent billet, j’avais déploré l’absence de lyrisme du nuage informatique, celui dont s’était entichée la presse du moment et qui menaçait  sérieusement de ravir la vedette au nuage de Polonius ou à ceux que contemplaient les angelots de Raphaël… C’était sans compter avec l’irruption d’un concurrent de taille : je veux parler du fameux nuage de cendres venu d’Islande.

Que ce nuage me plait !… Je le trouve d’une insolence ravigotante. Pendant
quelques jours, il a nargué la terre entière, nous faisant reconsidérer notre position sur la nécessité inéluctable du court terme en toute chose. La presse s’est emparée du phénomène en y consacrant de longues envolées philosophiques. On a reparlé d’éthique de production, de slow food, de qualité de fabrication, de circuits plus longs… Une pause bienvenue dans notre course contre la montre. Nous avons soudainement et unanimement pris conscience de notre taille si dérisoire dans le vaste univers et nous nous sommes amusés de l’ironie de la situation. Punis (délestés de quelques centaines de millions d’euros), nous nous sommes dit que nous venions de prendre une sacrée bonne leçon et… nous sommes repartis, bille en tête, rattrapant le temps perdu et reprenant notre place dans la course. Disparu le nuage, balayées ses cendres menaçantes, tout ce petit monde faisait désormais route vers l’Arctique, enfin on ne sait où exactement, mais en tout cas suffisamment loin pour se faire oublier définitivement.

Et puis soudain, le voici à nouveau, en pleine forme ! Il revient nous provoquer une fois encore entraînant sur sa trajectoire la cohorte de déboires que nous venions de subir avec tant d’abnégation et de sagesse. Nos avions sont à nouveau cloués au sol, origamis dépités attendant le souffle de brise salvateur. La presse évoque  bien sûr le sujet mais de manière plus expéditive cette fois, se contentant d’égrainer la liste des fermetures et réouvertures de nos aéroports et faisant d’hypothétiques calculs sur la direction des vents, sans trop s’émouvoir. En fait, j’exagère un peu car j’ai bien cru déceler un zeste d’anxiété dans les propos d’un journaliste qui redoutait une possible paralysie des vols sur la Côte d’Azur à l’approche du Festival de Cannes où de nombreuses personnalités du monde entier sont attendues.

Qu’il se rassure. D’ici à mercredi, ses congénères auront sûrement élaboré la solution, du type épuisette de confinement géante, qui permettra de bloquer une fois pour toutes la progression de l’effronté nuage…

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« On da run… » ou de l’utilisation parfois hasardeuse des réseaux sociaux

31 mars 2010

Je ne peux plus me passer de lui. Lui, c’est mon iPhone. C’est un véritable lieu commun de constater à quel point nos gadgets nous sont devenus indispensables. Dans le train, le métro, partout, il ne se passe plus un moment sans que l’on ait recours à son « smartphone » pour s’informer, s’orienter, écouter de la musique, regarder des images, se cultiver, échanger, lire, prendre des photos ou éventuellement…téléphoner. Ces objets ont chamboulé nos usages, notre façon de passer le temps. La banlieusarde que je suis n’est plus tenue d’attraper au vol pour les engloutir en  20 minutes chrono, les quelques pages d’actualités formatées spécialement pour elle et quelques centaines de milliers de ses congénères. Au lieu de cela, elle peut prendre les chemins de traverse pour aller lire exactement ce qui lui chante et s’il lui arrive de vouloir partager ses lectures, elle peut le faire instantanément par tweet ou par mail…

Mon envie de publier ce blog m’a conduit à m’aventurer dans l’univers des réseaux sociaux. J’ai assez rapidement adopté Twitter qui  permet si simplement d’aller vers les informations et les contacts qui m’intéressent. En revanche, guidée par le principe que les amis de mes amis ne sont pas forcément mes amis, je ne suis jamais vraiment parvenue à me servir de Facebook. On dira que je suis plutôt du genre à siroter mon Campari en petit comité plutôt que de trinquer sur la place d’une grande ville avec des milliers d’inconnus, fussent-ils tous des « amis ». Ou disons encore que, bien que tout à fait consciente que faire partie du groupe « Pour que les Maronsui’s soient vendus en pack de 16 » puisse fortement influencer la décision du comité exécutif de Nestlé, je préfère aller surfer sur d’autres nuages…

Et ils ne volent pourtant pas toujours très haut ces nuages ; pour preuve, ma découverte du jour, une application iPhone ,sorte de potion magique pour geeks vieillissants, qui permet d’éradiquer une grande variété de maux : problèmes de circulation, de cellulite, de chute de cheveux ou d’ostéoporose… Les déçus pourront toujours se consoler avec cette autre trouvaille : l’application qui permet de se voir vieillir ou bien ils pourront fuir.

C’est justement en allant voir ailleurs que j’ai croisé la route de Joseph Luebke, 19 ans, infortuné pensionnaire d’un centre de détention de l’Etat d’Illinois que l’on peut soupçonner d’être un lointain parent d’Averell Dalton. Le savoureux récit du journaliste du LATimes nous ramène au principe évoqué plus haut au sujet des amis de nos amis. Il dit en substance que le 17 mars dernier, le jeune homme eut au moins deux mauvaises idées : la première fut de s’évader à quelques mois seulement de la fin de sa peine, la deuxième fut de partager l’information avec ses 526 amis sur Facebook avec ces quelques mots « on da run… » (traduction: en cavale…). L’oiseau s’envola à 18h45 et fut remis dans sa cage à 0h25.

Audiard disait : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît »…

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J.D. Salinger, l’attrape-coeurs

30 janvier 2010

Assez incroyable, cette photo de Jerome David Salinger levant un poing rageur prêt à s’abattre sur le photographe qui le traquait ce jour-là. Quelle ironie du sort pour le vieil homme, que soit placardée dans tant de quotidiens de la presse internationale au soir de sa disparition, l’image qu’il refusait précisément qu’on lui volât. Et paradoxalement, quelle meilleure façon de tirer sa révérence que de lancer à travers ce cliché un ultime foutez-moi la paix!, retentissante dernière volonté de l’écrivain à l’attention d’un monde dont il s’est tenu éloigné pendant plus de 40 ans.

Tant de rumeurs ont circulé sur le comportement étrange et mystérieux de l’homme, tant de théories ont été échafaudées sur son acharnement à disparaître de la scène publique si peu de temps après avoir publié son chef-d’œuvre L’attrape-cœurs. On ne saura jamais vraiment pourquoi Salinger s’est à ce point évertué à se faire oublier et, quelle importance..? Son livre a marqué la jeunesse de nombre d’entre nous, toutes cultures et tous pays confondus. Tout a été dit et écrit sur la manière magistrale dont l’écrivain a su toucher le cœur des adolescents et raconter avec leurs mots, leurs meurtrissures, leur mal-être et leur désenchantement devant le monde artificiel et indifférent des adultes. Je trouve que l’hommage récent d’Alexandre Prouvèze résume assez justement le personnage et son oeuvre.

C’est certes un peu banal mais j’avais juste envie de dire que la lecture de L’attrape-coeurs avait marqué mon adolescence et que la disparition de son auteur me touchait. A quinze ans, la découverte émouvante de l’écriture de Salinger et de son univers m’a guidée vers d’autres écrivains, poètes, peintres et musiciens qui ont façonné mes goûts, ma sensibilité, une certaine part de moi.

Holden Caulfield terminait le récit de son escapade new-yorkaise par ces quelques mots pudiques et maladroits : “C’est tout ce que je voulais vous raconter (…) Tout ce que je sais c’est que tous ceux dont j’ai parlé me manquent pour ainsi dire (…) C’est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à manquer.”

Rien de plus vrai.

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